AFRIQUE : des ONG demandent l’arrêt total du soutien de la BAD aux énergies fossiles

Des organisations de la société civile œuvrant dans la protection de l’environnement en Afrique viennent d’adresser une lettre ouverte au président de la Banque africaine de développement (BAD). Dans cette correspondance, il est demandé à la BAD d’arrêter complètement les financements destinés aux énergies polluantes.

La Banque africaine de développement (BAD) doit mettre en place une directive excluant le financement des énergies fossiles, et la publier sans délai sur son site web. C’est l’objet d’une lettre ouverte des Organisations de la société civile environnementale adressée au président de BAD, Akinwumi Adesina. Ce dernier est appelé à signer une note à partir de laquelle son institution financière ne financera et n’apportera plus de soutien financier et technique aux projets de charbonniers, gaziers et pétroliers sur le continent africain.

Principale institution financière du continent, la BAD a déjà par le passé adopté une démarche visant à promouvoir les énergies renouvelables, dont la part du portefeuille dans la génération d’électricité est passée de 14 % entre 2007 et 2011 à 70 % entre 2012 et 2017. Cependant, étant donné l’urgence climatique, renforcé par les mesures barrières consécutives à la pandémie de la Covid-19 et le court délai pour atteindre l’objectif de zéro émission nette, la banque est appelée à faire plus d’efforts en se désengageant officiellement et définitivement de tout projet actuel ou futur de combustibles fossiles, et de passer à l’ère de l’énergie 100 % renouvelable et du développement durable.

Cet appel intervient en prélude au « Sommet Finance in Common », dont prendra part la BAD du 9 au 12 novembre 2020 en France. Organisé par l’Agence française pour le développement (AFD), ce sommet réunira pour la première fois toutes les 450 banques publiques de développement de la planète pour la recherche de solutions d’investissements durables et solidaires, des méthodologies pour le vérifier. Il s’agira également de mesurer les impacts d’actions de ces banques dans la mise en œuvre des objectifs de développements durables (ODD).

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